Evolution de la situation en Palestine

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Mémoires de la Naka

L’exode palestinien de 1948 fait référence à l’exode de la population arabe palestinienne qui se produisit pendant la guerre israélo-arabe de 1948.

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Durant cette guerre, entre 700 000 et 750 000 arabes palestiniens fuient ou sont expulsés de leurs villes et villages et se voient refuser tout droit au retour sur leurs terres tant pendant qu’après la guerre4 tandis que plus de 90 % de leurs villages sont détruits.

La proportion entre les Palestiniens ayant fui ou ayant été chassés, les causes et les responsabilités de l’exode, son caractère accidentel ou intentionnel, ainsi que la question de leur droit au retour après les combats et le parallélisme à faire avec l’exode juif des pays arabes sont des sujets hautement débattus tant entre les commentateurs du conflit israélo-palestinien qu’entre les historiens spécialistes des événements de cette époque.

L’événement est commémoré dans la mémoire collective palestinienne en tant que Nakba, de l’arabe: النكبة, an-Nakbah, lit. « désastre » ou « catastrophe ».

La Nakba est un épisode douloureux dans nos mémoires : la Palestine, alors sous mandat britannique, est conquise par les milices armées du mouvement sioniste, qui fonde en mai 1948 l’État d’Israël, tandis qu’une majorité de Palestiniens est forcée à l’exil. Pointe avancée du colonialisme européen, et bientôt d’un néocolonialisme américain, l’État d’Israël pourra compter avec leur soutien moral, financier et militaire, pour poursuivre sa politique d’expansion contre la volonté et la résistance des peuples de la région.